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Que voir à l’intérieur du Monastère Royal de Brou

Les trois tombeaux, les stalles sculptées du chœur et le toit en tuiles — un guide d’initié pour une visite en toute liberté.

Mis à jour en juillet 2026 · Équipe conciergerie Monastère Royal de Brou Tickets

Le monastère se visite à votre rythme, sans itinéraire imposé : connaître les points forts à l’avance vous permet d’organiser une visite sereine d’une heure et demie – la durée suggérée par le monument – ou plus. Le site se divise naturellement en trois parties : l’église avec ses tombeaux et ses stalles, les appartements et le musée, ainsi que les cloîtres. Ce guide vous indique quoi observer dans chaque espace.

Que dois-je regarder dans l’église ?

L’église elle-même est la pièce maîtresse du monastère : un intérieur gothique flamboyant aux voûtes élancées et un jubé ouvragé séparant la nef du chœur, où reposent les trois tombeaux. Prenez le temps d’admirer la pierre du jubé : elle est sculptée avec autant de finesse que les tombeaux qu’il précède.

La lumière naturelle qui filtre par les hautes fenêtres de l’église transforme le caractère de la pierre blanche sculptée au fil de la journée. Une promenade lente à différents moments de votre visite révèle des détails qu’un seul passage ne suffirait pas à saisir.

Qu’est-ce qui rend les trois tombeaux dignes d’intérêt ?

Les trois tombeaux – ceux de Philibert II, de Marguerite d’Autriche et de Marguerite de Bourbon – comptent parmi les plus beaux monuments funéraires de la Renaissance en France. Conrad Meit a sculpté les gisants ; l’architecture des tombeaux et la petite statuaire proviennent d’un atelier flamand, probablement celui de Jan Borman. Observez attentivement le contraste entre les deux effigies de Marguerite d’Autriche : la femme d’État en marbre de Carrare au-dessus, et en dessous un transi, le corps dans son linceul, les cheveux dénoués.

Les sibylles sculptées sous le tombeau de Philibert II et les figures de pleureuses insérées dans l’enfeu de Marguerite de Bourbon sont des détails à ne pas manquer, chacun ajoutant une couche de symbolisme au monument.

Qu'est-ce qui rend les stalles du chœur si particulières ?

Les 74 stalles en chêne, achevées en 1532, sont sculptées d'une densité presque vertigineuse de figures, de feuillages et de grotesques, réparties sur deux rangées de chaque côté du chœur. Aucune stalle n'est tout à fait identique, et la sculpture mérite une observation attentive et sans hâte.

Associez la découverte des stalles à celle des tombeaux qu'elles entourent — ensemble, ils forment le cœur artistique de tout le monastère.

Qu'y a-t-il au-delà de l'église ?

Les appartements de Marguerite d’Autriche, le musée des beaux-arts installé dans les anciens bâtiments monastiques et les trois cloîtres complètent la visite. Les collections du musée, du XIIe siècle à nos jours, offrent un contexte précieux aux tombeaux et aux stalles que vous venez de voir, tandis que les cloîtres apportent un contraste plus calme et paisible avec la densité de détails de l’église.

La toiture de l’église, couverte de plus de 150 000 tuiles vernissées en losanges bruns, verts, ocres et jaune pâle dans le style bourguignon, mérite également un coup d’œil depuis l’extérieur avant ou après votre visite – c’est l’un des éléments les plus photographiés du monastère.

Questions fréquentes

Quel est le principal point fort du Monastère royal de Brou ?

Les trois tombeaux – leurs gisants sculptés par Conrad Meit, l’architecture environnante et la statuaire par un atelier flamand – et les 74 stalles de chêne densément sculptées qui les entourent dans le chœur de l’église forment ensemble le cœur artistique du monastère.

Qu'y a-t-il de spécial dans le toit de l'église ?

Plus de 150 000 tuiles vernissées sont disposées en losanges bruns, verts, ocres et jaune pâle dans le style bourguignon, conférant à l’extérieur un motif coloré distinctif qui est l’un des traits les plus reconnaissables du monastère.

Le musée vaut-il la peine d'être visité en complément de l'église ?

Oui – il s’agit du musée municipal des beaux-arts de Bourg-en-Bresse, installé dans les anciens bâtiments monastiques en 1922, avec des collections allant du XIIe siècle à nos jours, de la sculpture médiévale à Utrillo, Soulages et Joan Mitchell. Il est inclus dans le même billet que l’église et les cloîtres.